3, 2, 1, Bébé est là! Premières tétées.

Après plusieurs heures, voire jours (pour certaines mamans) de travail intense, votre bébé est enfin dans vos bras. La fatigue est de mise, est pour vous, et pour lui. On se sent maladroite, épuisée, souvent à bout, excitée aussi, apeurée… Cocktail molotov d’hormones qui ont joué avec nous depuis plusieurs mois… et qui continuent, d’ailleurs…

Les conditions de l’accouchement jouent directement avec l’allaitement. Un accouchement surmédicalisé peut entraver un bon démarrage de l’allaitement. Sans vouloir diaboliser non plus les avancées scientifiques actuelles, savoir que les naissances « anesthésiées » peuvent perturber le sens maternel, reste primordial.
Hormonalement, nous sommes conçues pour donner naissance, comme tout être vivant ; et pour allaiter, comme tous mammifères.

Cependant, même avec médication, l’allaitement est possible, heureusement! Parfois, un peu plus difficile à mettre en place, avec un bébé souvent plus somnolent et moins actif, mais pas impossible.

Quels sont les petits trucs à savoir pour un bon démarrage? Les voici !

Règle d’or : Le peau-à-peau

Bébé vient de passer plus ou moins 9 mois au creux de vous. Il est donc normal que vous ayez tous les deux, un besoin accru… de vous. La fusion est toujours présente, même si bébé n’est plus en vous. Ce contact rassurera d’abord votre bébé, qui vient d’arriver au monde, et peut se sentir perdu dans cet « ailleurs ». Vous êtes son accroche, la seule chose qu’il connaisse et à qui il peut faire confiance. Sentir votre peau contre la sienne ne peut que le rassurer encore et encore…
Dès les premières minutes, si vous avez accouché sans médication, bébé peut commencer à essayer de ramper jusqu’à votre sein.

Voici une jolie vidéo qui montre un bébé venant de naître et trouvant de lui-même le sein de sa maman.

Eviter au maximum toutes les séparations d’avec son bébé

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A peine sorti du ventre, que bébé est emmené, aspiré, etc… Vous pouvez demander à retarder tout cela (sauf en cas de problème de santé, bien sûr), pour avoir votre petit contre vous dès le début. Les contacts mère/bébé sont vraiment importants et doivent être favorisés au maximum.
Après la naissance, les jours suivants, il y a encore mille raisons d’interrompre ce lien… On demandera à la maman de mettre son bébé dans le berceau pour dormir (voire en nurserie!), certaines pourront même être culpabilisées d’avoir trop souvent « bébé dans les bras » (« tu vas lui donner de mauvaises habitudes » ; « tu vas le faire tomber » ; etc…).
Beaucoup pourront s’entendre dire que leur lait n’est pas suffisant et qu’il faut rajouter des biberons de lait artificiel (ce qui interrompt encore le lien mère/bébé).

Non, non… bébé a besoin de vous… et vous ressentez certainement aussi beaucoup, le besoin de lui. Cette évidence de le prendre contre vous, de l’avoir dans les bras… ce n’est pas lui donner de mauvaises habitudes, c’est juste lui donner la confiance nécessaire pour affronter le monde dans lequel il vient de naître. Avant d’écouter qui que ce soit, et de vous culpabiliser, écoutez votre coeur, et demandez-vous si vous êtes à l’aise en agissant comme vous faites… La réponse est au fond de vous. Personne d’autres ne peut être à votre place.

Connaître le rythme de bébé, les premiers jours

Cela peut lever un véritable obstacle! Savoir que la première heure, bébé aura certainement très envie de téter… mais pourra avoir un rythme beaucoup moins soutenu par la suite, sur 24h, ça rassure. La première journée est bien souvent très calme… L’accalmie avant la tempête.
Le jour suivant est bien plus folklorique et bébé réclame très, très, très souvent le sein.
Il est important de lui donner quand il en a besoin. Effectivement, c’est bientôt l’heure de la montée de lait! Plus bébé tètera, plus elle arrivera rapidement. Et quand elle sera là, bébé aura à nouveau un rythme un peu plus calme, plus régulier…

Voici ce qu’on peut trouver sur le site de La Leche League :

Les trois premiers jours

Après une période d’éveil d’environ 2 heures où les capacités du nouveau-né sont à leur apogée, celui-ci devient le plus souvent somnolent au cours des 24 heures qui suivent. En dehors de situations d’hypothermie, il n’y a pas de risque d’hypoglycémie pour un nouveau-né à terme et en bonne santé dans les 48 premières heures (4).

Après un éveil progressif le 2ème jour, survient un épisode de demande frénétique, qui dure souvent plusieurs heures juste avant la montée laiteuse. Les mères prévenues de l’existence de cet épisode normal et limité dans le temps sont plus à même de répondre à cette demande si elles sont assurées de son caractère normal et transitoire.

Leurs deux grandes inquiétudes à ce moment sont, d’une part de manquer de lait, et d’autre part, la crainte de ne pouvoir suivre un tel rythme sur une longue période. L’accompagnement par un personnel formé à l’allaitement et à l’écoute est alors essentiel. Cela permettra à la mère de faire l’expérience gratifiante qu’elle « suffit » à combler les besoins de son bébé, et que ceux-ci sont normaux et transitoires. C’est une expérience fondatrice pour la poursuite de l’allaitement et la construction de la relation mère-enfant. L’enfant prend ensuite un rythme de croisière à partir de la « montée laiteuse », rythme auquel la maman va progressivement s’habituer.

Source.

Je ne vais pas reprendre ici ce qui est dit sur le lien ci-dessus, car il est très complet. Je recommande donc vivement aux mamans et surtout, futures mamans de le lire attentivement.

Une bonne position, c’est primordial!

Une bonne position est nécessaire. En étant bien positionné, bébé tète correctement et de manière optimale. Il reçoit également tout le lait dont il a besoin. Ni la mère, ni le bébé n’est inconfortable, et les crevasses sont ainsi limitées, voire inexistantes.

Mais… trouver la bonne position n’est pas forcément évident, et pour cause! C’est bien souvent la première fois que l’on se retrouve avec un bébé si minuscule dans les bras, et on se retrouve bien maladroite, à ne pas trop savoir dans quel sens s’y prendre.
Il est très important que la maman soit installée de façon la plus confortable possible. Aucune tension ne doit être ressentie. Elle doit être détendue et sereine. Plusieurs coussins peuvent aider à s’installer correctement : derrière le dos, derrière la nuque, en dessous des bras. Si un coussin d’allaitement peut aider, ne pas s’en priver! Les muscles doivent être relâchés au maximum. La maman ne doit surtout pas être penchée en avant sur son bébé, les tensions dans le dos risque de la faire souffrir alors.
Il existe plusieurs positions, et on peut les décliner comme on le souhaite… tant que l’on respecte quelques petites règles :

  1. Le corps de bébé doit être complètement tourné contre celui de sa maman. On ne voit de bébé qu’un « axe » : oreille-épaule-dos-fesses.
  2. Bébé doit avoir la bouche grande ouverte et prendre une partie de l’aréole en plus du mamelon

En fouillant sur le net, j’ai trouvé cette présentation très utile pour la mise au sein : CLIQUEZ ICI

Allaiter à la demande

Ecouter son bébé, écouter son corps. C’est ce qui devrait vous donner une idée du rythme de vos besoins mutuels.
Les conseils comme « allaite-le à la demande toutes les 3h pendant 10 min » (j’exagère à peine!) sont plutôt contradictoire.
Un bébé en bonne santé émettra des petits bruits régulièrement… qui vous mettront la puce à l’oreille pour le mettre au sein…
Là aussi, en fouillant sur le net, voici ce que j’ai trouvé pour vous : ICI

Conclusion

Bien démarrer l’allaitement requiert surtout une confiance en soi et en son bébé. Une écoute de soi et surtout une conviction de nos capacités à allaiter. Ne pas partir négativement peut également aider. POSITIVEZ!
Allaiter fait partie de la nature humaine… Il n’y a pas de raisons que vous soyez une plus « mauvaise laitière » qu’une autre mère… Ne laissez pas de mauvaises pensées vous envahir, mais laissez-vous porter par l’amour et le plaisir que votre procure votre bébé.
Allaiter est une question d’hormones… Laissez-les s’exprimer!

Liens utiles :
-LLL France : http://lllfrance.org

-Les premiers jours de l’allaitement : http://www.lllfrance.org/Debuts-de-l-allaitement/Premiers-jours-de-l-allaitement.html

-Démarrer l’allaitement : https://magic.piktochart.com/output/5989934-demarrer-lallaitement

-Rythme des bébés : http://www.lllfrance.org/Dossiers-de-l-allaitement/DA-80-Quand-la-connaissance-des-rythmes-peut-lever-des-obstacles.html

-Fréquence et durée des tétées : http://www.lllfrance.org/Allaiter-Aujourd-hui/AA-44-Frequence-et-duree-des-tetees.html

-Allaitement aux signes d’éveil : http://www.lllfrance.org/Allaiter-Aujourd-hui/AA-44-Frequence-et-duree-des-tetees.html
et https://magic.piktochart.com/output/6043695-allaitement-aux-signes-deveil

-Positionner bébé au sein : https://magic.piktochart.com/output/6044924-mettre-bebe-au-sein#

Se préparer à allaiter, vraiment? Pourquoi?

Actuellement, dans notre société, l’allaitement fait couler beaucoup d’encre, les mamans se questionnent 9 mois avant : allaiter, ne pas allaiter? Les avantages, les inconvénients… etc…
La place laissée à l’instinct maternel, est bien souvent bouffé par toutes ces réflexions…
On se pose de nombreuses questions avant d’y être, omettant complètement que cet acte était à l’origine naturel et sans réflexion aucune.
De tous les mammifères, l’homme (ou la femme, plutôt) est bien le seul à se torturer le cerveau pour une chose aussi évidente. Et pour cause… La société de consommation nous fait douter sans cesse. Le manque de formations et d’informations poussent de plus en plus les futures jeunes à se servir uniquement de leurs cerveaux (parfois lobotomisés par les pubs et les témoignages d’autres mamans), afin de « décider » du « meilleur choix ».

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Trop de réflexion tue l’instinct

Allaiter, devrait-il être vraiment un choix? Ceci est une autre question… qui reviendra sûrement comme piste de réflexion dans un prochain article… Car question polémique, bien sûr.

Donc, allaiter ou non, questionnent beaucoup de maman. Quand elles décident enfin qu’elles allaiteront, beaucoup se posent la question : « comment m’y préparer »?
Soit parce que c’est un premier bébé et qu’on ressent le besoin de se préparer pour tout, soit parce qu’on a déjà eu des expériences précédentes difficiles…

La meilleure préparation

La meilleure préparation reste mentale. Les gadgets allaitement ne sont vraiment pas nécessaire. S’encombrer la tête et le sac de maternité avec du matériel superflu est plus un risque qu’un bienfait.
Beaucoup de mamans achètent des bouts de sein. Je reviendrai également sur les bouts de sein… Mais en acheter AVANT la naissance, fera qu’on les utilisera quasiment à coup sûr au moment de l’allaitement. Et dans les trois-quart du temps, les bouts de sein sont bien plus nocifs qu’inoffensifs… apportent bien plus de problèmes qu’ils sont censés en résoudre.

Se préparer à l’allaitement ne revient pas à acheter, à posséder quoique ce soit de matériel. Tout ce dont vous avez besoin, vous l’avez déjà à disposition : une paire de sein.
Etonnant? Cela pourrait l’être dans notre société qui pousse toujours plus à consommer dans tout les sens… Qui vogue sur toutes les modes pour faire acheter, dépenser, à tout va. L’allaitement est totalement gratuit.

Dans les époques précédentes, et même dans les parties du globe plus « naturelles », l’allaitement est une « science » qui se transmet de génération en génération. Les bébés sont allaités devant les aînées. L’allaitement est culturel et la question ne se pose pas. Voir sa mère allaiter, voir sa tante allaiter, voir sa cousine allaiter, voir sa voisine allaiter. L’allaitement est dans les gênes… La future maman ne se posera pas de question. Allaiter sera un jeu d’enfant.
Mais chez nous, le gros problème, c’est que l’allaitement est tabou. Quand nous sommes des aînées, nous voyons nos mères donner le biberon. Ou quand bien même elles allaitent, cela ne va guère au-delà de 3 mois… Comment retenir les gestes, comment s’imprégner de cette ambiance, de cet instinct?

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A plusieurs, c’est super!

Une façon de se préparer à allaiter, c’est donc d’être dans un environnement allaitant. Pas facile de créer cet environnement quand personne n’allaite autour de nous? A nous de chercher un autre type d’entourage.
De plus en plus d’associations se mobilisent pour organiser des rencontres de mamans. Souvent, lors de ces rencontres, les mamans allaitent. Des nouveau-nés, des bébés, des bambins, parfois même des enfants plus grands.
Y aller en étant enceinte, c’est déjà s’imprégner d’un autre discours, d’une autre façon de voir les choses que celles que la société tente de nous faire rentrer dans la tête à tout prix.
Voir un bambin de 3 ans téter pour la première fois, quand on est primipare, ça peut étonner… Même révulser pour certaines d’entre nous.
Y aller avec un état d’esprit ouvert et tolérant, en se disant « ce qui me convient, je le garde, le reste je le laisse. » ça peut aider… Et au fur à mesure, ne plus trouver ça aussi étrange… Qu’un bambin de 3 ans demande à téter à sa mère.

De plus, baigner dans un milieu comme ça, nous donne un aperçu des positions, des gestes, de l’ambiance que l’allaitement crée. Sans parler des discussions qui approfondissent les interrogations des futures mamans. Et les animatrices qui répondent aux mamans.

Les réunions de ce type restent donc, à mon sens, un des moyens les plus précieux pour se « préparer » à allaiter.

Internet?

Aaaah, internet!! Quelle source d’informations miraculeuses et effrayantes! On y trouve de tout et de rien. Des discussions passionnées, des débats passionnants, des témoignages à mourir d’effroi, des mines d’or d’informations, et un paquet de bêtises aussi… Comment trier le vrai du faux? Comment faire la part des choses? Comment ne pas se laisser traîner dans les histoires abracadabresques de la belle-soeur de la voisine de la cousine à machine qui a posté sur un forum de maman?
Garder en tête une chose sûre : les mamans qui demandent de l’aide sur internet, c’est parce qu’elles sont désespérées et cherchent une solution par tous les moyens. Les forums et autres espaces de discussion en ligne, sont une « loupe à problème ». On y voit beaucoup les problèmes et peu les solutions positives. On retient essentiellement les choses mauvaises… et peu de mamans sont là pour dire « Moi, ça s’est bien passé », puisqu’elles n’ont pas de questions à poser.
Toujours se dire que chaque situation est unique, et surtout que les solutions existent toujours.
Qu’en se donnant les moyens, on peut y arriver. Qu’allaiter est une chose qui se fait majoritairement sur la surface du globe… et il vaut mieux pour la survie de notre espèce humaine.

Savoir donc où chercher nos informations, avoir une liste de sites sûrs et vérifiés (comme celui de La Leche League : http://lllfrance.org ) et il vaut mieux poser ses questions à une personne ayant suivi une formation sur l’allaitement, plutôt que de prendre toutes les informations à tout va.

Vérifier les sources sont aussi essentielles. Beaucoup de sites de « maternage » écrivent souvent sous l’impulsion, et même avec toute la bonne volonté du monde, il peut y avoir des inepties.

Et en matière de livres?

Il y a de quoi faire… Et cela reste souvent une source plus sûre que le reste… Si là encore, l’auteur(e) a suivi une bonne formation. Vous pouvez vous rabattre, en premier lieu sur LE livre à lire avant d’accoucher : L’Art de l’Allaitement Maternel, par La Leche League (traduit dans plusieurs langues) :

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Vous pouvez également faire une confiance absolue aux livres écrits par Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau (qui est également animatrice à La Leche League). Ils sont une source sûre sur l’allaitement.

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Il existe également des magazines !

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En conclusion

La meilleure préparation que vous pourrez faire en matière d’allaitement, c’est de discuter avec des personnes positives et allaitant ; vous rendre dans des ambiances de partage autour de l’allaitement et lire des infos sûres et sérieuses à ce sujet…
Physiquement, il n’y a pas à frotter vos seins avec une brosse à dent pour les durcir avant l’allaitement, ou acheter des tonnes de gadget.
Ayez confiance en vous, et reprenez l’écoute de votre instinct !

(Trouver une réunion de La Leche League, près de chez vous? Cliquez ICI)

Allaiter, est-ce seulement nourrir?

« Ma fille de 12 mois tète toujours la nuit, est-ce normal? »
« Mon fils de 18 mois est constamment pendu au sein, a-t’il vraiment besoin de téter autant? »
« Mon bébé est diversifié depuis 4 mois, mais il réclame encore le sein très souvent, pourquoi? »

Tant de questions qui reviennent très souvent, comme un leitmotiv, et souvent une pression sociale qui envahissent les sentiments des mamans.
Mais s’est-on réellement posé la question de ce qu’était vraiment l’allaitement. Si donner le biberon n’est qu’un acte nutritif, donner le sein a mille définitions. Un nouveau-né réclamera, motivé par la faim, le plus souvent… Mais pas souvent. Et plus bébé grandit, plus les raisons sont diverses.

Le sein, source de chaleur maternelle.

Quel plaisir pour le nouveau-né, le nourrisson et même le bambin que de se sentir rassuré au sein de sa maman.
Nous ne devons pas oublier que pendant environ 9 mois, ce petit être a été en contact plus qu’intime avec sa maman, vivant à l’intérieur même de ses entrailles, recevant protection et nourriture continuellement, au sein de cette matrice. Puis un beau jour, tout est bouleversé. La naissance, l’apparition en tant que petit être terrestre, qui devra très vite s’habituer à un autre mode de vie, totalement différent. Il y fait froid, dans ce monde… et la sécurité semble être toute relative… Proposer le sein à son bébé, afin qu’il retrouve cette chaleur maternelle, enveloppé dans les bras de sa mère… comment ne pas être en état serein. Y aurait-il, pour ce bébé, des raisons de quitter ce moment si confortable et doux?
Peut-être bien qu’il n’a pas si faim que ça… Mais le lait coulant à flot dans sa gorge, lui procurant bien-être et apaisement, le pousse à réclamer souvent…

L’allaitement, cet analgésique.

La succion du bébé a un pouvoir analgésique. Allaiter un bébé pendant qu’on lui procure des soins désagréables (vaccin ou autres) peut l’aider à faire passer ces moments douloureux plus facilement. Sans dire qu’il ne ressentira aucune douleur, la douleur sera amoindrie par la succion. Peu d’études théoriques le prouvent, mais beaucoup de mamans l’utilisent en pratique et le démontrent : cet effet analgésique perdure sur des mois. Alors, n’hésitez pas à allaiter votre bébé, sans demander l’autorisation au personnel soignant, qui bien souvent refuse par ignorance.
Etant donné cet effet, il est normal que bébé réclame beaucoup le sein, en période de coliques. Quel bébé ne passe pas par cette période difficile pour tous? Lui proposer le sein quand il semble avoir mal ne fera pas empirer les choses (contrairement au biberon), mais l’apaisera…

Le lait maternel, ce médicament magique.

Il n’est plus inconnu, maintenant que le lait maternel reste la meilleure et la plus sûre source d’anti-corps humains pour nos petits bouts d’homme. Même les laits infantiles sont obligés de l’admettre… L’homme pourra toujours chercher à imiter cette création unique, il est peu probable qu’il y arrive un jour. Votre lait est parfaitement adapté à votre bébé, suivant son âge, suivant son état, suivant votre état.
Quand bébé est malade, tous les facteurs anti-infectieux présents dans le lait maternel (anticorps, interféron, lactoferrine, lymphocites, etc.) jouent leur rôle afin d’apporter une guérison rapide à l’enfant. En plus de non seulement le nourrir (bien souvent, un bébé voire un bambin diversifié, qui tombe malade, rejeter toute nourriture solide… ), de le rassurer dans cette période où il ne se sent pas bien, le lait maternel va aider à sa guérison rapide.
Un bambin qui se met à réclamer très souvent le sein, cache peut-être un petit microbe et a besoin des anti-corps pour se retaper rapidement.
Souvent même, à part l’augmentation des tétées, on ne se rend qu’à peine compte, que notre bébé venait d’être malade.

Allo, maman, bobo.

Bébé devient bambin, bébé découvre le monde, bébé se transforme en explorateur/escaladeur/aventurier… Et sans compter le nombre de chutes fréquentes que l’on peut apaiser en lui donnant le sein, ces étapes sont aussi très déboussolantes pour lui…
Le sein est un amarre au bon port, qui lui rappelle qu’il restera toujours notre bébé, notre enfant… que l’on sera toujours là pour lui en cas de besoin. Grandir, c’est méga-cool. Mais des fois, ça fait peur ; des fois, ça fait mal. On a besoin de bosses pour expérimenter dans la vie… Mais les bosses ont besoin d’être apaisées pour continuer d’explorer sans trop être effrayé. L’allaitement reste un moyen magique dans ces cas-là.

Plus tout seul?

Parfois, un autre petit être s’est implanté dans le ventre de la maman… Et bambin le ressent très souvent… en augmentant les tétées, en réclamant très souvent, en se réveillant encore plus la nuit… Pas facile…
Il est souvent à un âge où il aurait tant à exprimer… mais sans possibilité de le faire vraiment… Téter = se rassurer.
« Ma maman à moi rien qu’à moi… je sens bien qu’il y a quelque chose de bizarre qui va se produire dans quelques temps, mais pour le moment, t’es bien rien qu’à moi, hein, hein, hein? »
Sans le savoir, c’est le début de la jalousie (saine et normale) affective…
Allaiter enceinte fera l’objet d’un prochain article, certaines mamans n’y trouvent pas d’inconvénients, d’autres sont très gênées. Chaque maman doit s’écouter et suivre ce qui lui semble de mieux pour elle : continuer ou stopper. Mais scientifiquement, il n’y a aucun problème à allaiter enceinte.

La nuit, je suis bien contre maman.

« Même à 12 mois, même à 18 mois… Même quand maman, excédée, me demande pour la 45e fois de la laisser tranquille…
Allaiter la nuit, c’est méga-chouette… et non, je n’ai pas forcément faim. Soif, je ne dis pas, mais faim, pas obligatoirement… Par contre, ce que je kiffe, c’est l’odeur de ma maman… Alors, bien souvent, je me faufile jusqu’à son sein et je tète… Pourquoi s’en priver? »
Beaucoup de mamans se demandent si c’est normal que bébé ait faim la nuit, si en donnant des féculents le soir, il tiendra plus longtemps sans téter… et la déception quand ce n’est pas le cas… Ce n’est pas la faim qui réveille grand bébé, c’est ce besoin de téter et de se retrouver contre sa maman, bien souvent.
(Bien sûr, je ne parle pas là de petits bébés de quelques mois, qui ont vraiment ce besoin de se rassasier la nuit.)

Les raisons qui font que bébé est pendu au sein très souvent peuvent être multiples et variées : les dents qui poussent, les coliques, un événement chamboulant, une grossesse, un déménagement, le simple fait de grandir… Le sein qui nourrit, oui. Et le sein qui rassure, aussi…

(Plus de lecture avec ces liens :
Bébé allaité malade.
Les nuits du bébé allaité.
Fréquence et durée des tétées.)

Allaiter ne doit pas faire mal

J’entends encore souvent : « allaiter ça fait mal au début, c’est normal ». Du coup, bien des mamans serrent les dents, les premières semaines, espérant que les douleurs passeront dans les jours qui viennent.
Certains professionnels de santé en rajoutent en argumentant « vous êtes un peu chochotte madame » ou « vous avez la peau sensible », sans chercher plus loin pourquoi les douleurs sont présentes. Le tout, renforcé par les publicitaires qui feraient n’importe quoi pour vendre leurs produits miracles :

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En slogan sur cette affiche d’un goût tout relatif : « Allaiter fait mal ». Pub pour une crème anti-crevasse… qui donne envie d’allaiter, n’est-ce-pas?

Si une chose est sûre, c’est qu’allaiter ne devrait pas faire mal.
Quand on allaite pour la première fois, la sensation peut sembler bizarre, peut-être même dérangeante.
Les douleurs se situent à un autre niveau : on serre les dents et les poings et on redoute le moment de la tétée. Certaines mamans peuvent venir à en pleurer.

Mais alors, pourquoi est-ce que j’affirme qu’allaiter ne devrait pas faire mal?
Tout simplement, parce que :

S’il y a douleurs, c’est qu’il y a un problème!

Et s’il y a un problème, il y a très possiblement une solution…
Les crevasses sont un des plus fréquents symptômes (très douloureux) d’un problème de succion. Le bébé est bien souvent dans une mauvaise position : soit il est obligé de tourner la tête pour prendre le sein (car, dans nos sociétés pro-biberons, nous voyons plus souvent des mamans qui donnent le biberon, avec un bébé dans les bras, son petit corps -son ventre, son visage- tourné vers le ciel… ce que les jeunes mamans allaitantes recopient…). Bébé étant obligé de tourner sa tête, il est non seulement inconfortablement installé, mais de plus, il est dans l’impossibilité d’ouvrir correctement sa bouche et de prendre le sein de façon optimale.

Bébé peut être correctement positionné, mais ne pas ouvrir grandement la bouche. Les causes peuvent être diverses : une prise de biberon ou de tétine, tout moyen de succion autre que le sein (le petit doigt, etc…), un accouchement pendant lequel bébé a subi beaucoup de pression crânienne, ou autre… Les petites astuces pour faire ouvrir grand la bouche de bébé?
Pointer son mamelon sur le creux entre les lèvres supérieures, et maintenir sur menton doucement, avec son pouce… Malgré cela, certains bébés referment systématiquement la bouche… Un petit tour chez un ostéopathe spécialisé dans la manipulation des bébés peut vraiment aider.

Il existe également des problèmes internes au bébé, comme les freins de langue ou de lèvres qui sont trop courts, et qui ne permettent pas au bébé de positionner le mamelon correctement dans la bouche. Du coup, la succion est très souvent douloureuse. Cela est remédiable. Il est préférable de consulter des médecins ORL qui sont spécialisés dans les freins de langue. La frenoctomie n’est pas douloureuse pour le bébé et peut bien souvent, changer la vie de la maman…

D’autres causes peuvent causer des douleurs. Voici un dossier très complet qui regroupe toutes les différentes douleurs que l’on peut éprouver pendant l’allaitement, et comment y remédier.

Et bien sûr, en cas de douleurs, de doutes, de nombreuses associations existent pour vous épauler et vous soutenir. Alors, n’hésitez pas à prendre contact avec ses mamans!